Un exercice à Saint-Salvi pour sauvegarder ses trésors

Afin d’établir, en cas d’incendie, les meilleures conditions d'intervention et de préservation des œuvres d’art conservées à la collégiale Saint-Salvi, un exercice a été organisé à l'automne dernier par la Ville d’Albi et le Service départemental d’incendie et de secours du Tarn. Plusieurs partenaires y ont été également associés.

Sécurité

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Un exercice hors du commun 

Lundi 17 novembre 2025 à 19h, un détecteur d’incendie se déclenchait dans la sacristie de la collégiale Saint-Salvi. Immédiatement, l’information était relayée par la centrale d’appels auprès des agents d’astreinte de la Ville d’Albi. Ceux-ci ont alerté les pompiers qui ont mobilisé les moyens humains et matériels nécessaires au coeur de la Cité épiscopale. Le secteur a été sécurisé et les véhicules de secours ont été sur place dans un délai très court. 

« Une équipe était présente pour traiter le sinistre, tandis qu’une autre était affectée à la préservation des oeuvres », indique le commandant Romain Goulesque, chef du centre de secours principal d'Albi.

Entraînement grandeur nature

L’incendie était fictif ; il s’agissait en effet d’un exercice grandeur nature organisé pour la première fois par la Ville d’Albi pour tester et mettre en application son plan de sauvegarde des biens culturels de la collégiale. Cet exercice permettait de s’assurer que le plan de sauvegarde est opérationnel et permet de protéger efficacement les œuvres considérées comme prioritaires.

 

« En cas d’urgence, il faut malgré tout faire un choix pour définir ce qu’on doit sauver en priorité, d’où l’intérêt du plan de sauvegarde »

 

Le plan précise donc la nature des oeuvres, leur localisation dans la collégiale et la manière de les manipuler. 

  • Comme il n’est pas possible pour certaines oeuvres d’être évacuées en raison de leur dimension ou de leur poids, la Ville met à disposition des pompiers du matériel (bâche ignifugée, planche,...) permettant autant que possible de les protéger in situ du feu et de l’eau.
  • Les autres oeuvres sont évacuées vers un point de rassemblement des oeuvres (PRO) installé à l'extérieur de l'édifice où elles sont mises en sécurité, identifiées et consignées selon leur état, avant de rejoindre une zone de traitement à des fins de restauration.

Pour l’exercice mené en novembre, trois objets avaient été ciblés : le bras reliquaire de saint Salvi, une statue et un tableau.

Afin de s’approcher des conditions réelles, une fumée « froide » avait néanmoins été diffusée dans l'édifice rendant l’intervention des pompiers plus complexe.

Chaque sinistre nécessite une capacité d’adaptation et de réactivité. Sur ce point, on peut compter sur le savoir-faire et l’engagement des différents acteurs de cet exercice.

Au total, une quarantaine de pompiers ont été déployés lors de l’exercice.